Comment obtenir un certificat d’insalubrité

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Comment obtenir un certificat d’insalubrité ?

Obtenir un certificat d’insalubrité repose sur des procédures clairement définies, que ce soit via un arrêté municipal, une action du RSD, de la CAF ou l’intervention d’un expert. Nous vous expliquons les étapes essentielles du signalement, la visite des services compétents et les critères de salubrité établis par la loi SRU. Vous découvrirez également la distinction entre insalubrité, péril et non‑décence, ainsi que le rôle du certificat médical dans le dossier. Enfin, notre guide vous indique les démarches concrètes à suivre pour protéger vos droits et déclencher les aides publiques ou le relogement nécessaire.

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Comment obtenir un certificat d’insalubrité ?

Il existe plusieurs moyens d’obtenir un certificat d’insalubrité :

  • l’habitation fait l’objet d’un arrêté d’insalubrité ou de péril ;
  • une procédure est engagée par le RSD (Règlement Sanitaire Départemental) ;
  • une procédure est engagée par la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) ;
  • un contrôle de décence est fait ;
  • un expert fait un diagnostic et reconnait le logement insalubre.

Les critères de décence et de salubrité auxquelles doit répondre un logement proposé par un bailleur, sont recensés et énoncés très précisément par la loi SRU du 13 décembre 2000.

Afin de clarifier des notions souvent confondues :

  • L’insalubrité relève d’une décision de l’ARS, lorsqu’un logement met en danger la santé.
  • Le péril est une procédure gérée par la mairie lorsqu’un bâtiment menace la sécurité.
  • La non-décence concerne les obligations du bailleur et n’a pas la même portée juridique qu’un arrêté d’insalubrité.

Certificat d’insalubrité en mairie

Un certificat ou arrêté d’insalubrité est une décision administrative prise par la mairie ou le préfet, lorsqu’un logement présente un danger pour la santé ou la sécurité de ses occupants.
Le signalement peut être effectué par le locataire, le propriétaire ou tout occupant du logement. Dans les communes dotées d’un Service Communal d’Hygiène et de Santé (SCHS), c’est ce service qui intervient. Sinon, le dossier est transmis directement à l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Depuis 2024, le gouvernement a simplifié les démarches avec la plateforme signal-logement.beta.gouv.fr, qui oriente automatiquement vers le bon service selon votre commune et la nature du problème.

Après réception du signalement, la mairie diligente une visite sur place, établit un rapport et peut proposer un arrêté d’insalubrité remédiable ou irrémédiable, selon la gravité des désordres. Ce document, transmis au préfet, fait foi et ouvre la voie à des obligations légales pour le propriétaire.

Contrairement à un simple rapport d’expert, cet arrêté a une valeur juridique : il conditionne les aides publiques, le relogement temporaire ou la suspension du paiement des loyers.
Ses effets pratiques sont clairs :

  • obligation de travaux pour le propriétaire,
  • hébergement ou relogement des occupants,
  • consignation possible des loyers tant que les travaux ne sont pas effectués,
  • suivi administratif par les services de la commune ou de l’État.

Les textes récents du ministère de la Transition écologique (2025) renforcent encore ces outils, avec de nouvelles procédures de lutte contre l’habitat indigne et la possibilité, dans certains cas, d’expropriation d’immeubles jugés dangereux.

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Certificat médical pour logement insalubre

Lorsqu’un logement dégradé a un impact direct sur la santé des occupants, le médecin traitant, la PMI ou le médecin scolaire peut établir un certificat médical. Ce document décrit les conséquences sanitaires observées (asthme, allergies, dermatites, troubles respiratoires…).

Ce certificat ne remplace pas l’arrêté d’insalubrité délivré par les autorités. Il constitue cependant une pièce essentielle du dossier : il permet d’appuyer la demande d’intervention auprès de la mairie ou de l’ARS, ou encore une demande de relogement prioritaire (DALO).

Pour un dossier complet, il est recommandé de joindre :

  • le certificat médical,
  • des photos du logement,
  • les échanges écrits avec le bailleur.

Les situations dites prioritaires concernent les femmes enceintes, les enfants en bas âge, les personnes âgées ou celles souffrant de pathologies chroniques.
(Les ARS régionales, comme l’ARS Île-de-France, disposent de formulaires et de contacts dédiés à ces signalements.)

Logement insalubre : définition et conséquences

Un logement insalubre est un logement qui présente un danger pour la santé ou la sécurité de ses occupants, au sens du code de la santé publique (service-public.fr).

Les principaux signes sont : humidité persistante, moisissures, infiltrations, absence d’aération, installation électrique dégradée, présence d’amiante ou de plomb, défauts structurels, absence de chauffage, ou risques d’effondrement.

Signes d’alerte d’un logement insalubre ou indécent :

  • humidité excessive ou condensation permanente,
  • moisissures visibles ou odeurs de renfermé,
  • ventilation inexistante ou défaillante,
  • infestation (rongeurs, insectes),
  • installation électrique dangereuse ou détériorée,
  • absence ou insuffisance de chauffage,
  • matériaux très dégradés (menuiseries, sols),
  • infiltrations d’eau récurrentes.

Il faut également distinguer insalubrité et non-décence : un logement énergétiquement inefficace (passoire thermique) peut être “non décent” sans être juridiquement “insalubre”.
Depuis la loi Climat et Résilience, ces deux notions tendent toutefois à se rejoindre dans les politiques de lutte contre les logements indignes.

Pour le propriétaire, un arrêté d’insalubrité entraîne :

  • une obligation de travaux,
  • la suspension du droit de louer,
  • d’éventuelles sanctions financières.

Pour le locataire, il garantit la protection de ses droits, la possibilité de ne pas verser le loyer, et un accompagnement par les services sociaux, l’ADIL ou l’ARS.

Logement insalubre : que faire ?

  1. Prévenez le bailleur par courrier recommandé avec accusé de réception, en décrivant les désordres et en joignant des photos. (Source : anil.org)
  2. Signalez la situation à la mairie, à l’ARS ou via signal-logement.beta.gouv.fr si le bailleur ne répond pas ou en cas de danger immédiat.
  3. L’administration mandate une visite et peut prendre un arrêté d’insalubrité. Le préfet intervient pour encadrer les suites administratives.
  4. Pendant les travaux, des aides existent :
    • Ma Prime Logement Décent (France Rénov’ 2025),
    • accompagnement social et relogement temporaire,
    • cumul possible avec d’autres aides à la rénovation.
  5. En cas de refus persistant du propriétaire, le locataire peut saisir le juge ou demander la consignation des loyers et un relogement prioritaire DALO.

Auteur

Stéphane Girois

Directeur Général du groupe Lamy Expertise, premier réseau national d’experts techniques du bâtiment, Stéphane cumule plus de 20 ans d’expérience dans les domaines de la R&D et de l’expertise technique du secteur — apportant une vision pragmatique et structurée aux enjeux de pathologie du bâtiment, d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de diagnostics.

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FAQ – tout savoir sur le certificat d’insalubrité

Comment signaler un logement insalubre et quelles sont les étapes qui suivent le signalement ?

Le signalement peut être effectué par le locataire, le propriétaire ou tout occupant via la plateforme signal‑logement.beta.gouv.fr, ou directement auprès du Service Communal d’Hygiène et de Santé (SCHS) ou de l’ARS. Après réception, la mairie mandate une visite sur place, rédige un rapport et peut proposer un arrêté d’insalubité remédiable ou irrémédiable, qui déclenche les obligations de travaux, le relogement éventuel et la consignation éventuelle des loyers.
Le certificat médical, établi par le médecin traitant, la PMI ou le médecin scolaire, décrit les conséquences sanitaires du logement (asthme, allergies, etc.) et sert de pièce justificative dans le dossier, mais ne remplace pas l’arrêté d’insalubité délivré par l’autorité. Il est particulièrement utile pour appuyer une demande d’intervention auprès de la mairie, de l’ARS ou pour obtenir un relogement prioritaire DALO, surtout pour les personnes vulnérables comme les femmes enceintes, les jeunes enfants ou les personnes âgées.
L’arrêté d’insalubité oblige le propriétaire à réaliser les travaux, suspend le droit de louer et permet la consignation du loyer tant que les réparations ne sont pas effectuées. Le locataire bénéficie alors du relogement temporaire, de la suspension du paiement du loyer et peut accéder aux aides publiques telles que Ma Prime Logement Décent ou d’autres dispositifs de rénovation, avec l’accompagnement des services sociaux, de l’ADIL ou de l’ARS.

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