Les murs en béton
Béton : avantages, caractéristiques
Ce matériau est prisé pour son excellent rapport qualité prix et pour sa solidité. On trouve sur le marché différentes sortes de murs en béton :
- le mur en parpaings, agglos ou corps creux ;
- le mur en béton cellulaire ;
- le mur en béton armé banché ;
- le mur en béton armé en blocs (type Stepok) ;
- le mur en béton préfabriqué.
Il existe deux catégories de blocs de bétons, les blocs traditionnels, et les blocs non traditionnels.
Les blocs traditionnels ont un marquage CE et NF, suivi d’une suite de chiffres et de lettres. Cela garantit la conformité et la qualité du produit (résistance mécanique, durabilité, etc.).
Les blocs non traditionnels sont ceux qui n’entrent pas dans les normes. Cependant, cela n’altère en rien leur qualité. Ils ne correspondent simplement pas aux références traditionnelles. Mais, il est tout de même conseillé de demander un avis technique.
Les différents modes de pose
Les différents modes de pose d’un bloc de béton, selon sa catégorie, sont les suivantes :
- le bloc à emboîtement (mortier joint, absence de joints verticaux) ;
- le bloc à maçonner (mortier joint traditionnel, joints horizontaux et verticaux) ;
- le bloc à bancher (type Stepok) ;
- le bloc à coller (Mortier colle et joints minces).
Le béton armé
Le béton armé renforce la structure de la construction. Il est fabriqué à partir de béton enrobant, associé à une structure en acier, verticale ou horizontale. Cette structure permet de remédier aux lacunes du béton, qui résiste moins à la traction ou à la flexion. Le béton armé dispose ainsi de caractéristiques et de réactions particulières, alliant les qualités de résistance spécifiques au béton et à l’acier. Il peut être coulé dans des moules de grande dimension (béton banché) ou dans des blocs creux (type Stepok).
Le parpaing
Pratique et économique, le parpaing est le bloc de béton le plus utilisé dans la construction de logements modernes. Les dimensions standards d’un parpaing sont de 20 cm de largeur, 25 cm de hauteur et l’épaisseur varie, selon le type de maçonnerie auquel il est destiné, entre 5 et 32,5 cm.
On trouve sur le marché plusieurs types de parpaings, adaptés à chaque usage. Il peut être creux ou plein, perforé ou alvéolé :
- le bloc U, utilisé pour les chaînages horizontaux et les linteaux ;
- le bloc planelle, utiles pour les abouts de planchers ;
- le bloc d’angle, pour les chaînages verticaux.
Mais aussi :
- le bloc creux ;
- le bloc linteau ;
- le bloc de jambage ;
- le bloc plein ;
- le bloc à bancher (type Stepok).
Le béton cellulaire
Le béton cellulaire est principalement utilisé pour le gros œuvre, notamment pour ses propriétés isolantes. Son isolation thermique est telle qu’il est inutile d’installer une isolation intérieure. Cela permet d’ailleurs un gain de place, en surface habitable, de l’ordre de 4 à 6 %, en comparaison avec une construction traditionnelle en béton, avec doublage intérieur isolant.
C’est aussi un matériau qui équilibre la température à l’intérieur du logement, car il stocke la chaleur émise en journée, pour la restituer le soir venu.
Le béton cellulaire est aussi hygrorégulateur, il est étanche mais la vapeur d’eau peut tout de même circuler. Un enduit spécial doit être posé.
Sa composition est la suivante :
- sable ;
- ciment ;
- chaux ;
- gypse ;
- eau ;
- poudre d’aluminium.
Pour pouvoir circuler sur le marché européen, le béton cellulaire doit être marqué CE, et la norme NF est fortement conseillé, également. Sa mise en œuvre nécessite des matériaux spécifiques.
Le mur en béton préfabriqué
Facile et rapide à mettre en œuvre, le mur en béton préfabriqué est souvent privilégié pour la construction de murs de soutènement, ou pour un mur de clôture. Il est composé de plaques de béton, ou de blocs préparé hors du chantier. L’assemblement s’effectue sur le lieu de la construction. Il est aussi généralement utilisé pour les grands ouvrages (logements collectifs, notamment).
Il est composé d’éléments en béton armé, qui sont ensuite assemblés par des joints de béton.
Des malfaçons, des désordres affectant les murs : faire intervenir un expert en bâtiment
Des fissures, des taches d’humidité sur les murs. Cela nécessite sans aucun doute une expertise technique de la construction. Le rôle de l’expert est de faire un état des lieux des désordres de la construction, en :
- déterminant la cause des pathologies ;
- identifiant les éventuelles malfaçons ;
- donnant des préconisations de réparation de principe ;
- dégageant les responsabilités.
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