Les différents types de mur dans une construction

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Les différents types de mur dans une construction

Les murs, piliers verticaux d’un bâtiment, assurent à la fois la stabilité de la construction et la délimitation des espaces intérieurs. Leur rôle ne se limite plus à la simple portance : ils influencent fortement le confort thermique et les performances énergétiques, surtout à l’heure des exigences de la RE2020. Cette page vous propose un tour d’horizon complet des différents types de murs – porteurs, de refend, de façade, de soutènement, ainsi que des cloisons et murs coupe‑feu – en détaillant leurs fonctions, leurs caractéristiques et les matériaux associés. Vous découvrirez également comment identifier un mur porteur et quelles solutions privilégier pour optimiser l’inertie thermique tout en respectant les normes environnementales.

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Les différents types de mur dans une construction

Les murs constituent la structure porteuse verticale d’un bâtiment traditionnel. Ils supportent les étages et la toiture, et délimitent les différents espaces intérieurs. Dans une construction, on trouve plusieurs types de murs, distingués selon leur fonction et leur position. Au-delà de leur rôle structurel, les murs jouent aussi un rôle essentiel dans le bilan énergétique du bâtiment.

Leur composition, leur épaisseur et la qualité de leur isolation influencent directement le confort thermique et les consommations de chauffage ou de climatisation. Dans le cadre de la réglementation environnementale RE2020, la conception des murs vise désormais à limiter les déperditions de chaleur, à améliorer l’inertie pour le confort d’été et à privilégier des matériaux plus durables, comme la brique isolante, le béton de chanvre ou les blocs à isolation répartie.

Dans cet article, nous évoquerons ainsi mur porteur (extérieur ou intérieur), mur de refend (intérieur, porteur, contreventement), murs de façades : mur gouttereau / mur pignon, mur de soutènement (extérieur), cloisons de distribution (non porteuses), mur mitoyen et mur de séparation coupe-feu.

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Le mur porteur

Le mur porteur est une paroi extérieure ou intérieure d’un bâtiment sur laquelle prennent appui des ouvrages de la construction. Il a ainsi pour fonction de porter les planchers et la charpente.

La définition doit cependant distinguer le mur porteur d’un mur intérieur ou cloison, servant uniquement à séparer les différentes pièces de la construction.

Un mur porteur est construit avec des matériaux résistants, comme la brique, le béton ou le parpaing.

La suppression d’un mur porteur est bien sûr impossible. En revanche, on peut créer une ouverture si un professionnel prévoit les appuis nécessaires (linteau, poteaux, renforts). Mais attention, toute erreur de calcul dans l’étude de conception peut avoir des conséquences désastreuses, allant de fissures à l’effondrement du bâtiment.

Comment reconnaître un mur porteur ?

Reconnaître un mur porteur permet d’éviter de graves désordres avant tout projet de rénovation ou d’aménagement intérieur. Un mur porteur supporte le poids de la structure (planchers, toiture, murs supérieurs) et participe à la stabilité de l’ensemble du bâtiment. Il ne doit jamais être percé ou supprimé sans étude préalable. Certains indices permettent toutefois de l’identifier, avant toute confirmation par un expert bâtiment. Comment savoir si un mur est porteur ?

1. L’épaisseur du mur : un mur porteur mesure souvent plus de 15 cm d’épaisseur. Dans les constructions anciennes en pierre, cette épaisseur peut dépasser 40 cm, alors que dans les immeubles récents en béton armé, certains murs porteurs peuvent être légèrement plus fins. À nuancer donc selon l’âge du bâtiment.

2. Sa position dans le plan du logement : les murs porteurs sont généralement alignés avec les poutres, les refends ou les murs du niveau supérieur. On les retrouve souvent au centre du bâtiment, dans l’axe des planchers, ou en façade.

3. La continuité verticale : un mur qui se prolonge sur plusieurs étages, du rez-de-chaussée au toit, est souvent porteur. Les cloisons légères, elles, s’arrêtent généralement à un seul niveau.

4. Le son produit au perçage : un mur porteur émet un bruit plein et sourd lorsqu’on le frappe, tandis qu’une cloison creuse produit un son plus résonnant. Ce test reste indicatif et ne remplace pas une expertise.

5. La présence d’éléments structurels : la proximité de poutres, de poteaux ou de refends alignés peut indiquer que le mur reprend des charges. Dans certains cas, on peut aussi observer des chaînages ou des renforts métalliques visibles en partie haute.

6. La lecture des plans ou des documents techniques : les plans d’origine du bâtiment, ou un relevé réalisé par un professionnel, permettent de confirmer la nature portante d’un mur. Ces documents précisent souvent les murs en béton armé ou maçonnerie, porteurs, et les cloisons de distribution.

En cas de doute, il est vivement recommandé de faire appel à un expert en structure ou à un bureau d’études. Lui seul peut confirmer, à l’aide de sondages, de plans ou de mesures non destructives, si le mur est porteur et si une ouverture est possible sans risque.

Le mur de refend

Définition : Le mur de refend est une paroi intérieure porteuse séparative, destinée, le plus souvent, à réduire la portée des planchers qu’il supporte (la portée des planchers correspond à la longueur que doit franchir le plancher sans appui). Un mur de refend est ainsi un mur porteur, qui ne fait pas partie des murs de façades.

Un mur de refend constitue un contreventement. Son rôle est de renforcer la structure horizontalement, verticalement, mais aussi latéralement.

Le positionnement des murs de refend joue un rôle dans la division en pièces d’une construction.

Le mur gouttereau

Le mur gouttereau est le mur extérieur situé sous la ligne d’égout d’un toit, vers laquelle s’écoulent les eaux de pluie recueillies dans une gouttière (ou chéneau).

Le mur pignon

Le mur pignon est le mur extérieur porteur, dont les contours de la partie supérieure s’adaptent aux pentes des toits. Il a, ainsi, souvent – dans sa partie supérieure – une forme triangulaire, pour donner à la toiture ses versants.

Le mur de séparation coupe-feu ou pare-feu

Le mur coupe-feu, aussi appelé mur pare-feu, a pour fonction d’empêcher la propagation d’un incendie entre deux bâtiments accolés. Réalisé en matériaux incombustibles (béton, briques pleines, blocs silico-calcaires), il doit présenter une résistance au feu conforme aux normes en vigueur. On le retrouve notamment dans les maisons mitoyennes, les immeubles collectifs ou les entrepôts industriels.

Le mur de clôture

Définition du mur de clôture : Un mur de clôture délimite une propriété sans avoir de rôle structurel. Il peut être construit en parpaings, briques, pierres ou éléments décoratifs. Contrairement à un mur de façade, il ne soutient ni plancher ni toiture. Son implantation doit toutefois respecter les règles d’urbanisme locales (hauteur maximale, alignement, matériaux autorisés).

Le mur mitoyen

Le mur mitoyen sépare deux propriétés contiguës et appartient en commun aux deux voisins. Son entretien, ses modifications ou son surhaussement sont encadrés par les articles 653 à 668 du Code civil. Avant tout aménagement ou percement, il est indispensable d’obtenir l’accord écrit du propriétaire voisin ou de passer par une procédure d’expertise pour éviter tout litige.

Le mur de sous-sol ou de soubassement

Le mur de soubassement se situe sous le niveau du sol et supporte les charges verticales de la construction. Soumis à la poussée des terres et à l’humidité, il doit être conçu avec un drainage efficace, un revêtement d’étanchéité et un système d’évacuation des eaux adapté. Les désordres les plus fréquents concernent les infiltrations, les fissures dues à la pression du terrain ou un défaut d’étanchéité.

Les principaux systèmes constructifs pour les murs d’une maison

Au-delà de leur fonction (mur porteur, mur de refend, mur de façade ou de soutènement), les murs se distinguent aussi par les matériaux et les techniques de construction utilisés. Chaque système présente des avantages et des limites sur les plans structurel, thermique, acoustique et environnemental. Voici un aperçu des principaux types de murs employés aujourd’hui dans la construction de maisons individuelles.

1. La maçonnerie traditionnelle (parpaing ou brique)

C’est la technique la plus répandue en France. Les murs sont réalisés en blocs de béton creux (parpaings) ou en briques pleines ou perforées, assemblés au mortier. Solide, durable et économique, ce système assure une bonne résistance structurelle. En revanche, il nécessite souvent une isolation complémentaire pour atteindre les performances thermiques imposées par la RE2020.

2. Le béton banché

Utilisé surtout pour les constructions modernes ou les sous-sols, le béton banché est coulé directement entre deux banches (coffrages). Il offre une grande résistance mécanique et une excellente étanchéité à l’air. Son principal inconvénient reste son empreinte carbone élevée et sa faible performance thermique sans isolation rapportée.

3. Le mur en briques terre cuite monomur

La brique monomur combine structure et isolation grâce à ses alvéoles internes. Elle régule naturellement l’humidité, offre un bon confort d’été et réduit les ponts thermiques. Elle convient parfaitement aux maisons bioclimatiques. Son prix est plus élevé que la maçonnerie classique et sa pose demande un vrai savoir-faire.

4. L’ossature bois avec voile travaillant

De plus en plus utilisée, l’ossature bois repose sur une trame de montants et de traverses en bois, contreventée par des panneaux dérivés du bois (OSB). Légère, rapide à mettre en œuvre et écologique, cette solution permet de très bonnes performances thermiques. Elle requiert cependant une protection efficace contre l’humidité et une conception rigoureuse pour garantir la durabilité des assemblages.

5. Les murs avec isolation thermique par l’extérieur (ITE)

Les murs à isolation répartie ou rapportée permettent d’améliorer la performance énergétique sans réduire la surface habitable. L’ITE supprime la majorité des ponts thermiques et favorise le confort d’été grâce à l’inertie du mur support. Cette technique est particulièrement recommandée en rénovation. Elle demande cependant une mise en œuvre soignée et un choix de matériaux compatibles (enduits, bardages, fixations).

6. Les murs en blocs isolants ou béton cellulaire

Le béton cellulaire et les blocs isolants à coffrage intégré combinent légèreté, isolation et résistance. Ils conviennent aux constructions à haute performance énergétique. Leur fabrication à base de sable, chaux et ciment les rend moins polluants que le béton traditionnel. En revanche, leur résistance mécanique est plus faible, ce qui limite leur emploi pour certains murs porteurs ou murs de refend soumis à de fortes charges.

Le choix du système constructif dépendra donc du type de projet (neuf ou rénovation), des contraintes climatiques locales, du budget et des performances thermiques recherchées. L’accompagnement d’un expert en structure ou en pathologie du bâtiment permet de vérifier la pertinence de chaque solution au regard des objectifs techniques et réglementaires actuels.

Fissures, humidité : un expert en bâtiment pour détecter les causes des désordres

Fissures, humidité sur les murs (porteurs, pignon, gouttereau, etc.) ? Un expert en bâtiment peut aider les particuliers à détecter la source des désordres. Il évalue également le degré de gravité et donne des conseils sur les travaux à réaliser, adaptés à la problématique.

Auteur

Stéphane Girois

Directeur Général du groupe Lamy Expertise, premier réseau national d’experts techniques du bâtiment, Stéphane cumule plus de 20 ans d’expérience dans les domaines de la R&D et de l’expertise technique du secteur — apportant une vision pragmatique et structurée aux enjeux de pathologie du bâtiment, d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de diagnostics.

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FAQ sur les différents types de murs

Comment savoir si c’est un mur porteur ?

Un mur porteur supporte le poids des planchers, de la charpente ou des murs supérieurs. Pour le reconnaître, plusieurs indices peuvent aider : son épaisseur (souvent supérieure à 15 cm), son alignement avec les poutres ou refends, sa continuité sur plusieurs niveaux, ou encore le bruit plein qu’il produit au perçage. En cas de doute, seul un expert en structure peut confirmer sa nature grâce à un diagnostic visuel ou des sondages non destructifs.

Un mur de refend est un mur porteur intérieur qui participe à la stabilité du bâtiment. Sa suppression totale est donc fortement déconseillée sans étude structurelle préalable. Dans certains cas, une ouverture partielle peut être réalisée à condition d’installer un système de renfort adapté (poutre, poteaux, linteau métallique) dimensionné par un ingénieur structure ou un bureau d’études techniques.

Un mur intérieur porteur mesure généralement entre 15 et 20 cm d’épaisseur, selon le matériau utilisé (brique pleine, parpaing, béton banché). Dans les constructions anciennes en pierre, cette épaisseur peut dépasser 40 cm. À l’inverse, une cloison de distribution non porteuse est souvent inférieure à 10 cm. Ces valeurs restent indicatives : seule une expertise permet de confirmer la nature exacte du mur.

L’étude d’un mur porteur ou d’un mur de refend doit être confiée à un expert en bâtiment, un ingénieur structure ou un bureau d’études techniques. Ces professionnels disposent des outils nécessaires pour identifier les murs porteurs, calculer les charges reprises et définir les solutions de renfort adaptées avant tout percement ou suppression.

Le mur gouttereau est le mur extérieur situé sous la gouttière du toit, parallèle à la pente de la toiture. Le mur pignon, lui, se trouve aux extrémités de la construction : il suit la forme triangulaire du toit et supporte souvent la charpente. Ces deux murs sont porteurs, mais ils n’ont pas la même orientation ni le même rôle dans la ventilation ou la reprise des charges.

Un mur porteur de façade est un mur qui supporte les charges de la toiture et des planchers et qui ferme le bâtiment. Le mur de refend, quant à lui, est un mur intérieur porteur qui assure le contreventement et participe à la répartition des pièces à l’intérieur du logement. Certains refends peuvent ne pas être alignés, prendre la forme d’un T ou d’une croix, ou comporter ponctuellement des ouvertures. Dans tous les cas, leur rôle structurel doit être vérifié par un expert avant toute modification pour éviter tout risque pour la stabilité du bâtiment.

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